Je quittais la ville pour me rendre en campagne, me trouvais à cette limite floue, à cette hauteur où les pigeons se transforment enfin en tourterelles, regardais le ciel, sans trop quitter la route des yeux...
Ces paroles si souvent répétées par mon grand-père, et aussi mon père, par la force des choses, me revenaient à l'esprit.
Au sol, être comme une queue de veau, sur le parterre des vaches, c'est la nervosité, l'agitation de tout le corps qui pousse à plusieurs tâches à la fois, sans pouvoir se contenir. Au ciel, ces mots prophétiques annoncent la pluie. En les examinant de plus près, ces traînées blanches m'apparaissent plutôt le symptôme d'un écran éprouvant quelques difficultés techniques... C'est bien cela, les traînées semblent laguer. En ces temps de pixels, on pourrait dire que, oui...
Le ciel est en train de laguer, il va pleuvoir bientôt...
